Depuis début 2025, la start-up saf-e, basée à Viège, conçoit des systèmes de sécurité pour les tunnels, les routes et les infrastructures ferroviaires – une technologie que presque personne ne voit, mais sans laquelle rien ne fonctionnerait. L’entreprise a été fondée par Daniel Fux, qui avait déjà plus de 25 ans d’expérience dans le domaine de l’électrotechnique et des systèmes de commande.
« Personne ne les voit », déclare Daniel Fux avec un clin d’œil en parlant des installations qui lui permettent de gagner sa vie. Concrètement, il fait référence aux installations de sécurité d’exploitation : la ventilation dans les tunnels, l’éclairage de secours, la signalisation routière. Sans elles, rien ne fonctionne, mais on ne les remarque que lorsqu’elles font défaut. Daniel Fux est directeur général et copropriétaire de saf-e – dont le nom signifie « safe engineering ».
Le nom en dit long
Le nom de l’entreprise n’a pas été choisi au hasard. « Chez nous, la sécurité a deux significations », explique Daniel Fux. Non seulement l’installation est sûre, mais le client l’est aussi en ce qui concerne la commande. « Nous ne nous contentons pas de concevoir des installations où la sécurité est au cœur des préoccupations, nous les concevons aussi de manière sûre. » saf-e est opérationnelle depuis le 1er janvier 2025. Depuis lors, Daniel Fux se consacre à 100 % à sa propre entreprise.
Ce dernier est issu du milieu dans lequel il travaille aujourd’hui. Il évolue dans le secteur électrique depuis plus de 25 ans, de l’apprentissage à la direction de grands projets. Il a passé cinq ans chez Aeschimann Automationssysteme dans le domaine des techniques de commande, après avoir travaillé plus de 20 ans dans une entreprise d’électricité de la région. « Je connais tous les domaines de la sécurité des routes et infrastructures », dit-il. C’est cette expérience qu’il a voulu mettre au service de sa propre entreprise. Actuellement, saf-e est une équipe de deux personnes : Daniel Fux assure lui-même la gestion de tous les projets, secondé par une assistante administrative. Mais cela va changer : la constitution d’une équipe plus importante est l’objectif déclaré.
Un recrutement exigeant
Ce que saf-e réalise se trouve rarement dans un catalogue. « Aucun projet ne ressemble à un autre », explique Daniel Fux. L’accent est mis sur l’électrotechnique : si, par exemple, un nouveau feu de signalisation est nécessaire sur une route, la question se pose immédiatement : comment acheminer le courant jusqu’à cet endroit ? Il faut par exemple un entrepreneur pour poser les conduites et, le cas échéant, un spécialiste en sanitaire pour une installation de pompage. saf-e ne se contente pas de planifier ses propres travaux d’électrotechnique, mais fait également appel à tous les autres experts dont un projet a besoin pour le compte du client. « Nous livrons au client une solution clé en main qui, au final, fonctionne », explique M. Fux.
C’est précisément cette diversité qui rend le recrutement particulièrement exigeant. « Un chef de chantier apporte peut-être 80 % des connaissances requises – il ne lui manque que les 20 % en électrotechnique. Pour un chef de projet en électrotechnique, c’est exactement l’inverse. » Trouver la personne adéquate est d’autant plus difficile pour une jeune entreprise encore peu connue – d’autant plus que saf-e ne travaille pas avec des particuliers.
L’emplacement, un atout
Parmi les clients de saf-e figurent les pouvoirs publics ainsi que des institutions telles que BLS, les CFF ou Matterhorn Gotthard Bahn. « Nous cherchons à couvrir un spectre aussi large que possible afin de bénéficier d’une base solide ». Le travail ne manque pas. Daniel Fux regrette toutefois que, aujourd’hui, de nombreux marchés dans son domaine soient attribués en Suisse alémanique. En tant qu’entreprise locale, saf-e s’efforce de garder autant que possible les activités en Valais et de faire appel à des partenaires de la région. Cela fonctionne souvent, mais pas toujours. Ce spécialiste de l’électricité considère que l’un des points forts de saf-e réside précisément dans l’entretien des installations existantes, et moins actuellement dans les grands projets.
Daniel Fux a délibérément choisi d’implanter son entreprise à Viège. En 20 minutes, il est à Spiez, et peut se rendre rapidement à Zermatt ou à Gondo. De plus, les transports en commun desservent bien le site de l’entreprise. saf-e intervient dans tout le canton, du lac Léman jusqu’à la vallée de Conches. Il lui arrive parfois de recevoir des commandes hors canton.
Pour l’instant, saf-e est une équipe de deux personnes. Mais l’objectif pour les prochaines années est le suivant : constituer une équipe d’environ cinq personnes, qui se sera fait un nom et s’aura imposée comme interlocuteur de référence – tant en Valais que pour les missions hors canton. Car une chose est sûre : chez saf-e, on ne se contente pas de planifier la sécurité, on planifie aussi en toute sécurité.
Source : Wlog
